Un sanctuaire de 5,57 hectares
Les sources indiquent la mise en place d’une zone de 5,57 hectares spécifiquement dédiée au vieillissement naturel de la forêt. Le principe est simple mais vital : aucune intervention sylvicole n’y est autorisée pendant une durée de 30 ans.
L’intérêt biologique : La vie dans le bois “mort”
L’objectif est de laisser les arbres atteindre des stades de maturité avancés pour favoriser l’apparition de micro-habitats :
- Cavités et écorces décollées : Elles offrent des gîtes de reproduction et de repos indispensables aux chauves-souris arboricoles (comme la Barbastelle) et aux oiseaux cavernicoles tels que les pics et les chouettes.
- Bois sénescent et mort (sur pied ou au sol) : C’est le garde-manger et le lieu de vie d’insectes rares et protégés, appelés insectes saproxyliques, comme le Lucane Cerf-volant et le Grand Capricorne.
- Maturation de la ripisylve : Ce processus permet à la forêt de passer d’un bois “tendre” (peupliers, saules) à un bois “dur”, augmentant la naturalité globale du site.
Gestion et sécurité du visiteur
Pour concilier la protection de ce milieu fragile et l’accueil du public, des mesures spécifiques sont appliquées :
- Signalétique préventive : L’îlot est matérialisé par des panneaux informant le promeneur : « Ilôt de vieux arbres conservés pour la biodiversité. Sans intervention de mise en sécurité. ».
- Périmètre de sécurité : Pour protéger les visiteurs, une bande de 20 mètres le long des sentiers principaux fait exception : les arbres dangereux y sont sécurisés ou supprimés, tout en conservant si possible des souches hautes pour la biodiversité.
- Canalisation du public : Le maintien d’un sous-bois dense autour de cet îlot permet de limiter le dérangement humain et de protéger ce réservoir biologique.
Cet îlot constitue ainsi un véritable “cœur de nature” où le cycle de la vie, de la croissance à la décomposition, peut s’accomplir sans entrave humaine
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